samedi 5 juillet 2008

Clark - Turning Dragon



Prenant à contre-pied l’ambiance de ce blog qui érige le rock choucroute (krautrock) en mouvement musical absolu, j’ai décidé de chroniquer un disque d’electro : le Turning Dragon de Clark, sorti sur le label Warp. A vrai dire, ce n’est pas tant un disque consensuel d’electro que je m'apprête à chroniquer mais plutôt celui qui m’a valu les injures suivantes « Ah ! Mais c’est de la hard tekkkk, c’est de la mauvaise techno !! ».

Il est vrai que si le novice aux oreilles défaillantes - sans rancune, les mecs - ne voit ici qu’un enchevêtrement de bruits, c’est qu’il a raison : ce disque est a-mélodique. Et alors ? Quelle énergie ! Quelle hargne ! Les beats sont fracassants, ils assaillent de tout part… Happée par une rythmique de fou, j’en suis devenue épileptique, les bras transformés en moulin à vents, le buste tournant, effet centrifugeuse, tremblements, spasmes, ouais, ouais. Écoute le duo « New Year Storm »/ « Volcan Veins », si tu reviens vivant, tu m’en diras des nouvelles.


Et pourtant, loin d’être réduite à une simple rythmique primaire, la musique de Clark est composée d'une multitude de facettes : la complexité de l’album qu’elle soit dans les structures des morceaux ou dans les textures sonores est réjouissante.

Mais ce qui est réellement étonnant, c’est l’élégance avec laquelle Clark joue avec des univers antagonistes tout en restant cohérent : au minimalisme - enfin pas trop non plus - du centre de l’album s’oppose le m’as-tu-vu grandiloquent des extrêmes ; tandis que les beats fracassants du début finissent par se noyer dans les nappes de synthés de « Penultimate Persian », l’ultime fin. Et pour ce dernier point, c’est clairement visible. Cette transition est amorcée par « Ache Of North », somptueux morceau où l’auditeur assourdi par des sonorités martiales finit meurtri, bercé par des nappes de synthés étourdissantes. Oui, « meurtri ». Parce que, qu’on ne s’y trompe pas, la musique de Clark est glauque, sombre. Elle rend nauséeux, comme le mauvais whisky (*), t’angoisse et t’abandonne comme une merde.

Ultra-jouissif.

jeudi 3 juillet 2008

J'aime les titres sobres qui vont droit au but.

En tant que nouvelle contributrice de ce blog, je me devais de faire une présentation. A vrai dire, tout cela me parait un peu flou : quelles sont les raisons de ma présence ici ? Je l’ignore.
Mais n'espérez pas. Ce blog devra rester un blog musical, autrement dit un blog composé de longues critiques pédantes et ennuyeuses saupoudrées d'ironie mal utilisée, sur des groupes que vous ne connaissez pas faisant partis de mouvements musicaux que vous ne connaissez pas.
Bisoubisou